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Ça y est, la grande sortie tant attendue
a eu lieu. Nous avons enfin foulé le col de Larche jusqu'à
la frontière italienne. Les maîtresses auraient bien
aimé y faire une escapade au calme, et pourquoi pas jusqu'à
Venise mais, le devoir et la conscience professionnelle les ont
rappelées à l'ordre et personne n'est descendu du
car.
Pour
quelques heures, le parc du Mercantour, nous a été
offert. Une petite lecture du règlement et en route. Nous
avons marché avec entrain malgré quelques arrêts
obligés pour tous ceux qui connaissent encore des problèmes
de lacets, mais aussi des pauses culturelles pour évoquer
la 2ème guerre mondiale avec des anecdotes historiques
qui eurent lieu à l'endroit-même où nous sommes
passés, sans oublier des histoires de loups et de bergers.
Le paysage décrit merveilleux avait tenu sa promesse. Sous
nos yeux, les mélèzes dorés se détachaient
devant la pureté des cimes. Nous avons guetté la
marmotte, le chamois : au recensement, effectif zéro. Seul,
l'aigle royal fut aperçu par un groupe. Nous avons grimpé,
ramassé plein de petits trésors : des os et de la
laine de moutons, un crâne de brebis et des poils de marmotte
! Et hourra le pique-nique fut dégusté dans la plus
belle salle à manger du monde. Il nous a redonné
toutes les forces nécessaires pour continuer à gambader
comme des chèvres : c'est tout naturel, nous sommes en
montagne !
Guillaume a fabriqué un " escoubaye ", imité
par d'autres (la sortie du 7 octobre a laissé des souvenirs).
Quant à Mathilde, elle a déclaré : "
La géographie en vrai, c'est mieux que dans les livres,
ça fait des émotions et on garde ça toute
la vie. "
" Quand on fait un effort, on a toujours une récompense,
a ajouté Clara, nous, on est monté et on a pu voir
une très belle vue. "
Puis
ce fut le retour au centre. Le car a enfilé la vallée
de l'Ubaye où nous avons croisé : devinez qui ?
Louis XVI en personne, vos enfants vous en diront plus.
Après
une bonne douche et le dîner, nous avons eu une veillée
contes pendant laquelle la vie fut rendue à des histoires
d'un autre âge.
Isabelle nous a narré des histoires d'abeilles, de la baleine
de Serre-Ponçon et d'Amédée : un bon vieil
ubayen qui a eu sa maison détruite lors de la construction
du barrage et qui continue, dit-on, d'errer pour tromper sa tristesse.
Il paraît que discrètement et avec bienveillance,
il tient compagnie aux voyageurs lors de leur séjour à
Réchastel. Et oui, notre classe de découverte peut
aussi être ponctuée d'instants d'émotions
!
Clôturons
cette journée d'exception en citant Honoré de Balzac
: " L'homme meurt une première fois à l'âge
où il perd l'enthousiasme. " Et bien, soyez sans inquiétude,
nous sommes tous bien vivants.
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