Réchastel

Samedi 14 octobre

 

 

Ça y est, la grande sortie tant attendue a eu lieu. Nous avons enfin foulé le col de Larche jusqu'à la frontière italienne. Les maîtresses auraient bien aimé y faire une escapade au calme, et pourquoi pas jusqu'à Venise mais, le devoir et la conscience professionnelle les ont rappelées à l'ordre et personne n'est descendu du car.

 

Pour quelques heures, le parc du Mercantour, nous a été offert. Une petite lecture du règlement et en route. Nous avons marché avec entrain malgré quelques arrêts obligés pour tous ceux qui connaissent encore des problèmes de lacets, mais aussi des pauses culturelles pour évoquer la 2ème guerre mondiale avec des anecdotes historiques qui eurent lieu à l'endroit-même où nous sommes passés, sans oublier des histoires de loups et de bergers.


Le paysage décrit merveilleux avait tenu sa promesse. Sous nos yeux, les mélèzes dorés se détachaient devant la pureté des cimes. Nous avons guetté la marmotte, le chamois : au recensement, effectif zéro. Seul, l'aigle royal fut aperçu par un groupe. Nous avons grimpé, ramassé plein de petits trésors : des os et de la laine de moutons, un crâne de brebis et des poils de marmotte ! Et hourra le pique-nique fut dégusté dans la plus belle salle à manger du monde. Il nous a redonné toutes les forces nécessaires pour continuer à gambader comme des chèvres : c'est tout naturel, nous sommes en montagne !
Guillaume a fabriqué un " escoubaye ", imité par d'autres (la sortie du 7 octobre a laissé des souvenirs).


Quant à Mathilde, elle a déclaré : " La géographie en vrai, c'est mieux que dans les livres, ça fait des émotions et on garde ça toute la vie. "
" Quand on fait un effort, on a toujours une récompense, a ajouté Clara, nous, on est monté et on a pu voir une très belle vue. "

Puis ce fut le retour au centre. Le car a enfilé la vallée de l'Ubaye où nous avons croisé : devinez qui ? Louis XVI en personne, vos enfants vous en diront plus.

Après une bonne douche et le dîner, nous avons eu une veillée contes pendant laquelle la vie fut rendue à des histoires d'un autre âge.
Isabelle nous a narré des histoires d'abeilles, de la baleine de Serre-Ponçon et d'Amédée : un bon vieil ubayen qui a eu sa maison détruite lors de la construction du barrage et qui continue, dit-on, d'errer pour tromper sa tristesse. Il paraît que discrètement et avec bienveillance, il tient compagnie aux voyageurs lors de leur séjour à Réchastel. Et oui, notre classe de découverte peut aussi être ponctuée d'instants d'émotions !

Clôturons cette journée d'exception en citant Honoré de Balzac : " L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme. " Et bien, soyez sans inquiétude, nous sommes tous bien vivants.