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Ce
matin, temps de classe pour préparer notre visite au musée
de la vallée à Barcelonnette, « Barço »,
pour les gens d’ici.
On
accède à cette petite ville du bout du monde par
une route pittoresque qui suit les eaux de l’Ubaye, autre
rivière que nous connaissons bien. Dans cette vallée
fermée où le projet de ligne de chemin de fer n’a
finalement jamais vu de train, les tunnels servent actuellement
de caves à fromage.
En
traversant le Lauzet, qui signifie « petit lac »
en patois ubayen, on a évoqué une légende
du Moyen-âge qui raconte que ce lac est habité par
un diable. Alors aujourd’hui, on y pêche sans permis
et on y attrape aussi l’écrevisse. Mais pas d’écrevisses
au menu des prochains repas, notre escapade est culturelle et
non pas gastronomique.
Dans
le musée de la vallée, nous avons approché
la vie difficile des bergers il y a cent ans. La transhumance
se faisait à pattes et non pas en camion. Déjà,
les ovins étaient tatoués et connaissaient l’élégance
du percing ! Pour nous, trois mots à ne pas oublier,
ont insisté nos guides et nos maîtresses : tondre
avec une tondeuse (et non pas avec une tronçonneuse, comme
l’a crié Alexandre ou un rasoir, comme un autre a
renchéri), carder puis filer la laine, et le tout dans
le bon ordre.
Puis
ce fut la visite de l’espace consacré à l’épopée
mexicaine. (Demandez des explications à vos enfants, ils
vous raconteront.)
Pour
changer de tempo, quelques emplettes furent faites, il faut bien
aussi jouer les touristes !
Dans la joie et la bonne humeur, retour au centre et pour rester
dans l’ambiance mexicaine, ce soir, nous vous disons: « Vamos
a comer
buenas noches
hasta mañana. »
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