Réchastel

Vendredi 13 octobre

 

Ce matin, temps de classe pour préparer notre visite au musée de la vallée à Barcelonnette, « Barço », pour les gens d’ici.

On accède à cette petite ville du bout du monde par une route pittoresque qui suit les eaux de l’Ubaye, autre rivière que nous connaissons bien. Dans cette vallée fermée où le projet de ligne de chemin de fer n’a finalement jamais vu de train, les tunnels servent actuellement de caves à fromage.

En traversant le Lauzet, qui signifie « petit lac » en patois ubayen, on a évoqué une légende du Moyen-âge qui raconte que ce lac est habité par un diable. Alors aujourd’hui, on y pêche sans permis et on y attrape aussi l’écrevisse. Mais pas d’écrevisses au menu des prochains repas, notre escapade est culturelle et non pas gastronomique.

Dans le musée de la vallée, nous avons approché la vie difficile des bergers il y a cent ans. La transhumance se faisait à pattes et non pas en camion. Déjà, les ovins étaient tatoués et connaissaient l’élégance du percing ! Pour nous, trois mots à ne pas oublier, ont insisté nos guides et nos maîtresses : tondre avec une tondeuse (et non pas avec une tronçonneuse, comme l’a crié Alexandre ou un rasoir, comme un autre a renchéri), carder puis filer la laine, et le tout dans le bon ordre.

Puis ce fut la visite de l’espace consacré à l’épopée mexicaine. (Demandez des explications à vos enfants, ils vous raconteront.)

Pour changer de tempo, quelques emplettes furent faites, il faut bien aussi jouer les touristes !

Dans la joie et la bonne humeur, retour au centre et pour rester dans l’ambiance mexicaine, ce soir, nous vous disons: « Vamos a comer            buenas noches                 hasta mañana. »